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Un matin après la mort
D’un vagin éclaté jaillit mon premier souffle J’ai germé dans le sang, le sexe et les promesses La beauté s’est assise sur mon berceau d’osier Je lui coupai le cou et aspirai la sève
J’étais semence du temps tout au long de la vie Je suis murmure de l’aube au lend’main de la mort Enfin percée la croûte dans un hurlement sourd Jeune pousse effrayée je trouve un monde étrange
Giacomo Balla: Transformation forme-esprit Un matin après la mort J’ai volé dans ce décor Souvenirs réimprimés Sans le temps qui opprimait Un matin après la mort La rosée est toujours fraîche Comm’ dans les prés de l’enfance Où la vache ruminait
Un ouragan d’amour retarde l’horizon. Un cimetière se réveille et s’enfle comme une vague et la marée des tombes recouvre le sable de nos désirs. Jours vides et pleins de douleurs où tes couleurs s’estompent dans l’absence.
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Noyer son amour dans le sang de son cœur comme une ultime violence contre soi même. C’est ton pas qui me fuit et s’imprime en mon âme, l’imagede ton corps qui m’abandonne et déchire l’espace de mon existence.
Baiser impétueux qui roule sur ma bouche Quand le cours de ton cœur est au cœur de mon corps Et charrie mon amour comme un torrent son or De tes moindres pensées je voulais être souche
C’est dans l’éternité que revit ce présent Fut-il un souvenir à l’orée de la vie Là bas dans l’au-delà le baiser qu’on oublie Revient comme une lame toujours sur le brisant
Un matin après la mort J’ai volé dans ce décor Souvenirs réimprimés Sans le temps qui opprimait Un matin après la mort La rosée est toujours fraîche Comm’ dans les prés de l’enfance Où la vache ruminait
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