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Baobab
Eléphant végétal accroché dans le ciel Tes pieds semblent glisser sur le vieux sol fragile Dans une lente transe sous un soleil de miel Et ton souffle palpite dans la lumière agile
Tu es mémoire du temps comme un géant à Pâques Et tu sais qu’un enfant peut cesser de sourire Ou même vingt sur cent avant d’avoir cinq ans Innocentes victimes d’une divine arnaque
La terre se dessèche le vent chargé de sable Sent le sang de rhino aujourd’hui disparu En d’autres temps des nains riaient dans la savane Pygmalions gazouillants des temples de la faune Alors le chasseur blanc a brisé la nature
Un jour le Baobab à Gory Gopéla Pourra se souvenir de l’Afrique sauvage Dont le son du tamtam était le seul ramage Quand l’homme répondait au trot de l’impala
Tes yeux sont mon amour comme cet arbre là Laissant passer le ciel à travers la ramure Des pensées ton regard s’enracine et murmure En mon cœur un doux chant qui défie l’au-delà
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