Villers sur Mer, parcelle d’humanité assaillie par les flots.
Deauville, putois écrasé au bord du fossé ou boa de fourrure sur des épaules gâtées, les yeux vitreux, le sang, l’urine, c’est kitsch. Ici, tout est propre et cossu. L’humain y est cocu. Le fric a oublié qu’il fut prolongement du troc, coquillage, valeur d’échange ; il n’est que pot-pourri. Un carillon chabadabada entonne la nostalgie d’un romantisme plat. Dans une vitrine, un caleçon banlieusard coûte la peau du cul… Plus loin la mer s’indiffère.
Trouville, marine coquine de ruelles enchâssées aux charmes désuets.
Honfleur, ton regard d’ombre pénétré de lumière.
Etretat, falaises déchirées par les larmes des dieux, ton encre dépouillée ancrée dans ma mémoire.
Gustave Courbet (1870)
Merci pour tes encouragements.
Bonne continuation.
Amitié.
Du coup pareil, j'l'ai raconté sur mon autre blog, Agathe et l'âne, ça s'appelle pipi la crème, les poules de Deauville. C'est là : http://isilwen95.blogspot.com/2008/03/pipi-la-crme-les-poules-de-deauville.html
mais j'dois dire que c'est moins percutant que chez toi. Mais j'te jure, tout pareil, Villers, Deauville, Trouville, Honfleur ... Rien à redire à c'que t'as écrit, on s'y croirait encore. Clap clap clap l'artiste !
Un très beau texte, je ne sais pas que dire de plus tellement il y a des couleurs, des odeurs, des images qui se bousculent dans ma tête. J'ai envie de faire "wouaah" mais je reste avec mon sourire niais et béat.
Bon dimanche Marmot
Oh! J'ai aussi marché dans la campagne normande. Les vaches sont très présentes chez moi: Dans le refrain d'"un matin après la mort" et aussi de façon subliminale quand je suggère "Les colchiques" d'Appolinaire dans "la muse morte" et dans "baobab" .
Ma campagne natale dans le nord de la france a du cousinage avec la normandie.
Mes vaches ne sont pas forcément tristes, elles ont souvent l'esprit Marcel Aymé des "Contes du Chat Perché".
Mon week-end est court en famille et tes textes sont longs, mais ils sont bons et rares et surement pas inutiles. Cependant je dois m'imprégner avant de commenter une écriture fort différente de ma sensibilité première mais qui m'ouvre des horizons nouveaux sans se fermer à mon expression instictive(je crois que c'est à peu près ça que je pense!).
Amicalement
si bien décrite, je ferme les yeux et je respire les embruns...
Bisous
Marcelle