Dans la grotte de ma déchirure, manneken solitaire, j’ai déserté le sommeil pour voguer sur ton sourire.
A l’orée de l’océan le vent étreint la lumière.
Ton regard éclaire ta bouche une cerise dans la lune.
L’aile du cormoran caresse les rochers de la mémoire, immuable dédicace de l’éphémère.
Tu égraines les mots qui t’obligent à vivre, hurle dans l’herbe folle le silence sauvage sur la falaise des non-dits.
L’algue aux mille peaux aime effeuiller des sens qu’emporteront les vagues, parfums brisés sur les lames du mystère, reflux des pleurs et flux de joie.
Amours naufragés, des vaisseaux éclatés s’éparpillaient dans les abysses de la détresse, puis vinrent les dauphins et leur fou rire chevauchait les hippocampes de l’espoir.
Enfin poser ma tête sur la dune de ton cœur et sombrer dans le sablier des soupirs.
René MAGRITTE: Le temps menaçant (1929)
Je vous souhaite un bon dimanche !
Je m'aperçois que tu as écrit, depuis ma dernière venue...Surprise...Comment faire pour savoir quand tu publies ? Tu n'as pas de newsletter pour pour prévenir...
Bises,
- Mèl -
sur la dune de ton coeur...
C'est très beau! C'est vrai que enfin se poser, jeter l'ancre dans le port de l'amour c'est divin...
Je te souhaite un bon week-end - bisous
Marcelle
J'ai abandonné Myspace et délaissé mon brave "laissez dire" pour alimenter un petit blog illustré sur Overblog.
C'est une joie de revenir sur tes rives y puiser cette vigueur poétique si particulière.
Bonne continuation cher Poète !
Merci à toi !