Quand le rêve s’étrangle en un sanglot funèbre
Je suis le négatif qui cherche sa photo
Il n’est pas de bonheur à vivre en la ténèbre
Assis contre la mort fonçant sur sa moto
Quand dans un bain trop noir trempe le souvenir
Le lugubre factice égorge l’avenir
Ne pas emplir la vie libère une mort vide
De sens en contresens arcane du morbide
Et puis soudain paraît lumière révélée
Ton regard eau de brume aux cheveux emmêlée
Chute d’yeux qui explose comme un prisme au soleil
Celui de ton sourire arraché au sommeil
Que c’est beau mon amour marcher dans le grand vent
Frissonner sous les arbres et sentir l’herbe fraîche
A la sortie du bois l’enfant est là devant
Dans ce ventre qu’annonce ta bouche au goût de pêche
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